lundi 2 septembre 2013

Ma chronique de San Francisco – 4ème jour


Guidée par l’espoir, je retourne à Victoria Park voir si quelqu’un de bien intentionné n’aurait pas gentiment déposé mon guide sur un banc. Je fais trois fois le tour du parc. Rien à l’horizon. Bon. Ma carte et moi, on va y arriver. Qu’importe la tempête, pourvu qu’on ait le sens de l’orientation!

Je sens que cette journée est faite pour être passée au milieu de la verdure.

Burrito et jus de mangue à la main, je cours après mes deux bus en direction du Golden Gate Park. J’y recommande particulièrement le planétarium de l’Academy of Sciences. Idéal pour la sieste. Je pense d’ailleurs que mes voisins de séance peuvent en dire autant. Après avoir fait un coucou aux pingouins situés dans l’aile africaine, je me décide à rejoindre F. et W. au concert de Paul McCartney. Enfin, je me décide 1h30 avant le début du concert, alors que je n’ai pas de place, pas d’internet sur mon téléphone pour en acheter une, et encore moins de liquide sur moi. Je suis bien consciente que ces aspects en décourageraient plus d’un, mais après ce que j’ai déjà traversé, tout me semble surmontable. En avant, donc !

1ère étape: trouver un distributeur
Il y en a un dans le musée ? Etrange, mais pratique ! Je suppose que les États-Unis ne sont pas la superpuissance du dollar pour rien…

2ème étape : trouver une place
Sans doute un peu avant l’entrée. Il y a toujours des gens qui vendent leur place à l’entrée de festivals. Je marche assez longtemps en suivant les panneaux « Outside Lands Festival », me demandant si je suis sur la bonne route ou si j’ai mis les pieds dans un labyrinthe. Je trouve un ticket. Tout semble se dérouler sur des roulettes !

Je reprends la route. J’arrive à l’entrée. Je fais la queue, les gens entrent, et … pas moi ! On m’informe que mon ticket est un faux. En même temps, j’aurais du m’en douter quand le gars a proposé de m’offrir de l’herbe après m’avoir échangé la place contre une somme correcte… J’explique mon dernier malheur au manageur, qui finit par me laisser entrer. Je le bénis ! Et je bénis aussi mon petit accent français !!!

McCartney déclenche des feux de joie et d’artifice. 50 000 personnes chantent en chœur « Hey Jude » et « Yesterday ». La légende est vivante.

F., W. et moi sortons du festival dans une nuit étoilée de lampions colorés pour atterrir dans une tente en dehors du monde, un tente pleine de tapis et de coussins, dans laquelle on « créé de fortes connexions mentales avec des inconnus ou des amis ». Ils disent que ce n’est pas un truc hippie. Moi je dis, quoi de plus évident que de vivre une telle expérience dans le pays de Woodstock ?

Mais la nuit san-franciscaine n’est pas finie !
On rejoint des amis de W. pour faire la fête jusqu’à ce que tout le monde soit affamé. Il paraît qu’il y a un camion crêpes dans le coin. Je sais bien qu’en commander une au Nutella m’a trahie auprès du vendeur français …
C’est ça, SOMA.

La nuit, les étoiles parlent entre elles. C'est leur chuchotement qui nous éclaire.
Shouldn't all nights be like this one?

My San Francisco Chronicle – day 4


Guided by hope, I get back to Victoria Park. Someone nice might have drop off my city guide on a bench… I walk through and around the park three times. Nothing. Well, my map and I, we’ll get along. No matter if the tempest blows, we’ll do it!

I feel like this day has to be spent surrounded by green.

A burrito and a mango juice in the hands, I run after two buses to get to the Golden Gate Park. I strongly recommend there the Planetarium of the Academy of Sciences. Ideal to take a nap. Comfy and dark lighted. No one to disturb you because all the other spectators feel the same. After having waved some penguins located in the African Wing, I decide to join F. and W. to go to Paul McCartney’s concert. Well, I take this decision 1h30 before the start of the show. I don’t have any ticket, there is no Internet on my phone to find one, and I also don’t have any cash on me to buy one, added to the fact that I am right now in the middle of a huge park. I know these mere facts could discourage more than one, but I feel like I went through too many challenges to give up the game now.

1st step: To find an ATM
Awww, there’s one inside the museum! Strange but practical. I guess we are not in the dollar superpower for nothing…

2nd step: To find a ticket
I am pretty sure I can get one near the entrance. There are always people selling tickets at the entrance of a festival. I walk, walk and walk following the « Outside Lands Festival » signs, wondering if it is the right way or if I have stepped in a labyrinth. I find a ticket to buy. I keep on walking, and finally get to the entrance. I am in the line; people get through the security check, and … not me! They say my ticket is a fake. I should have understood when the guy, who sold me the ticket, proposed to offer me some weed after I paid him… I explain my misadventure to the supervisor (except the weed part, of course), who finally lets me in. I bless him! And I bless my cute French accent!!!

McCartney triggers explosions of happiness as fireworks. 50,000 people sing together « Hey Jude » and « Yesterday ». The Legend is still alive.

F., W. and I go out of the festival through a night lighted by colorful paper lanterns to end in a tent outside the real world, a tent full of carpets and cushions, to “get deep mental connections with other people and friends”. They say it is not a hippie thing. But where else could it be more natural to have such an experience than in the country of Woodstock?

Yet, San Francisco night is not over!
We join some friends of W. to party until a time, at which everybody is starving. They say a crêpes truck is in the area. I know, ordering one with Nutella betrayed my nationality to the French vendor. This is SOMA.

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