vendredi 23 mars 2018

Le printemps

C’est le printemps alors j’ai enlevé un gant. 

J’ai touché la terre séchée par la chaleur de mon radiateur et l’ai effritée entre mes doigts.

Ça m’a donné envie d’aller au parc. Les parcs, l’hiver, c’est déprimant. Alors j’y ai remis un pied. Les deux même.

J’ai levé un côté de mon bonnet pour écouter la sonate des jours légers. Il y avait pas mal de monde qui s’était donné rendez-vous.

J’ai déplissé les paupières quand j’ai remarqué une fleur de cerisier puis j’ai vu les cerisiers avec toutes leurs fleurs.

J’avais les yeux ouverts. Dehors il faisait nuit et la neige tombait à gros flocons. Mais la magie était là. Les notes flottaient dans l’apesanteur et les sourires vibraient dans la douceur. 

Soudain, les coeurs se sont dénoués.


piano à queue

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