lundi 5 février 2018

Je recherche des sensations*

Le soleil, le wavy des cheveux plein de sel qui suit le rythme des vagues, l’élégance des corps dorés qui glissent sur l’océan. Pas un Gala sans Cameron Diaz ou Matthew McConaughey sur une planche. Le top du cool. 


J’aurais du voir Point Break avant. Parce qu’à côté du beau Keanu**, il y a les méchants surfeurs et ça, ça, c’est un signe qui montre que le surf, c’est pas si cool que ça.

Déjà, j’ai un doute quand je réalise que les deux sessions de la journée ne sont pas entrecoupées d’une petite sieste à l’hôtel. « Ben oui, c’est l’option surf passion ». Surf passion... Alors, c’était pas juste un titre pour faire joli. C’était du sérieux. Et dire qu’on n’est qu’au début de la semaine…

La passion commence avec l’amour de la combinaison. Amour beaucoup moins franc dès le 2ème jour quand il faut l’enfiler à 9h du matin par 13 degrés dans une bruine naissante alors qu’elle est encore trempée et gelée de la veille. Tous les éléments sont réunis pour dire « I love you ».

Heureusement, nous n’avons pas le temps de savourer ce délicieux moment car un des professeurs nous appelle déjà pour l’échauffement en partant à grandes enjambées vers l’autre bout de la plage. 

L’échauffement, c’est un peu la thérapie du groupe:
« J’ai mal aux bras, aux avant-bras, aux abdos, aux cuisses, aux adducteurs, aux... enfin partout quoi! Et toi, il y a un endroit où tu n’as pas mal? »

« Je t’aurais bien dit aux cheveux mais j’ai pris un coup de soleil sur le crâne pendant la seule éclaircie de la semaine ».

Là où je suis le plus dans la passion, c’est avec ma planche. À la fin du premier jour, mon prof me demande de lui faire penser à me la changer le lendemain.

Moi, je suis hyper heureuse. Elle était un peu trop mainstream à mon goût. Et puis, je me suis plutôt bien débrouillée au point de pas avoir trop de sel dans les yeux.

Le lendemain, il m’en tend une autre. Mon regard n’en finit pas de remonter vers son extrémité. Un building. Rien à faire pour négocier. Me voilà avec ma planche à repasser des chemises taille hippopotame à suivre mon groupe tant bien que mal. J’essaye tout pour la porter: devant, derrière, d’un côté, de l’autre, sur la tête. La meilleure technique reste encore la fois où j’ai soudoyé mon prof pour qu’il la porte. 

Le point culminant de ma passion reste pour le take off. Des tête-à-tête interminables avec le sable. « Vas y, Lullaby, sens-toi légère et hop, tu décolles ». Euh... c’est normal si je me sens plus en mode baleine échouée dans un pot de Nocciolata qu’on emmerde en la priant de faire un salto arrière?

Oui, je vais aussi dans l’eau. Mais je trouve qu’ils sont plus intelligents à la montagne. Ils ont créé des remontées mécaniques. Là, une fois que tu t’accroches tant bien que mal à la vague « Vas-y, Lullaby, lève-toi, allez! », que tu échoues sur le sable et qu’il faut recommencer, c’est à toi toute seule de remonter l’océan en te prenant environ 50 vagues dans la tronche. Sans compter la machine à laver quand tu trébuches. 

Entre un verre d’eau salée et un petit cocktail, mon choix est vite fait. Donc oui, je crois que le surf est réellement devenu ma passion. Surtout après la journée de surf.



*Si, malgré le fracassement des vagues, vous entendez quelque chose, voici une petite musique d’ambiance dont j’ai du mal à comprendre la douceur après cette expérience : Sur la planche



**Reeves. Keanu Reeves.


soleil et surf au Portugal

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