dimanche 3 août 2014

Prémices des vacances


J'adore le soleil.

Avoir la peau tannée, la marque de mes différents bikinis et la zébrure de mes sandales à même la peau.
Prétexter ne rien voir du moment où je me lève au moment où je me couche pour crâner derrière mes belles lunettes noires.
Me pavaner légère mais légère dans des robes à l'étoffe flottante si flottante que je me retiens de crier "à l'abordage moussaillon" en prenant le métro chaque matin comme une virée en mer.

Je trépigne au printemps. J'organise des marches pour l'augmentation des rayons. Je remercie secrètement le réchauffement de la planète.

En revanche, soit le soleil, lui, me déteste, soit il m'aime d'un amour tellement beau, tellement intense, tellement inconditionnel qu'il veut faire corps avec moi. Ne plus être qu'un. Lui et moi en union indissoluble.

Il me place sous ses meilleurs auspices. Dans sa rôtisserie personnelle. J'ai beau m'asperger d'eau, je carbonise comme une frite surgelée oubliée dans un four lancé à pleine puissance.

Puis une grâce m'a été accordée.
L'indice 50+.
Barbouillée de crème depuis la racine capillaire jusqu'à la racine plantaire, de long en large, en transversal et en ovale, je peux enfin me dorer la pilule tranquille.


Et toi, tu choisis quelle crème solaire indice 50+ ?

Vue sur mon étagère. Je n'ai besoin que de l'essentiel.


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