mardi 25 mars 2014

Né[e] dans une rose, Thomas Fersen


« Je suis né[e] dans une rose,
Et pour les besoins de la cause,
Je fais ma valise »


Né dans une rose, Thomas Fersen


des roses et des valises dans un tourbillon prêt pour le voyage

mardi 11 mars 2014

L’appel du distributeur

13h. C’est la pause déjeuner. Je mets mon plat à chauffer dans le micro-ondes, prends un verre d’eau et m’installe.

Il est là. Juste en face. Genre « tu ne peux pas me rater, je suis ton destin ». J’essaie de l’ignorer. De toute manière, je n’en suis pas encore au dessert. Carottes-broccolis, yaourt et pomme engloutis, je ne peux plus éviter ses signaux, d’autant plus qu’il regorge de charmes plus attractifs les uns que les autres. Mars, Twix, Bounty, Balisto et j’en passe. Il est trop tard pour résister. Je glisse la monnaie, appuie sur le bouton et suis des yeux mon Twix tomber, poussé jusqu’au bord de sa rangée. Je le récupère, retourne m’asseoir avec un entrain indécent pour mon âge face à l’objet en question, prête à entamer les festivités.

Le lendemain, même heure. J’ai troqué les brocolis contre du riz. Je devrais être plus calée à la fin du repas et donc non soumise à la tentation de la fausse excuse « mais, c’est pour tenir jusqu’au soir !!!!! ». J’ai fini de manger. Je n’ai, en effet, plus vraiment faim. Je commence à lire quand j’entends « viens à moi… viens à moi… viens à moi… ». Je tente d’ignorer cette voix. « Des cookies, en veux-tu, en voilà… de l’énergie, de la vitamine 3… du chhhhocooolaaaat… ». Je me retrouve dos au distributeur, mars en main.

Le sur-lendemain, j’ai remplacé le pomme par de la compote et un petit praliné. Si j’ai assez de sucre industriel dans le ventre, je devrais être moins victime de cette incitation à la consommation de glucides à outrance.
30 minutes plus tard, j’apprécie le croquant du chocolat sur la noix de coco. Des années que je n’avais pas touché à un Bounty !!!!

Le jour d’après, j’ai décidé d’amener un repas tellement consistant (sandwich à la rillette, pâtes carbo, muffin choco, abricots secs) qu’il me semble impossible d’en rajouter une couche.
Ou plutôt, c’est ce qu’il me semblait après avoir dégluti ma dernière bouchée de Balisto.

Vu ce que sont devenus mes déjeuners, ce petit extra est presque devenu l’apport équilibre, plein de fibres et de magnésium… Me reste plus qu’à me faire une raison et revenir à mes brocolis. En plus de mes petites friandises, bien entendu.


"Sélectionne-moi... Sélectionne-moi..."
Mars, Twix, Balisto, Bounty... Oh oui!

dimanche 23 février 2014

Pensée en circulation dans un courant d’air Est-Ouest

« Je m’ennuyais dans mon penthouse Avenue de Breteuil. Mon esprit était embrouillé. Je ne savais plus comment faire fonctionner mon lave-vaisselle. J’avais oublié le prénom de mon 6ème chihuahua.

Alors je me suis dit, tiens, pourquoi pas s’évader un peu, sortir de ce quotidien lassant.

C’est là que j’ai sauté sur ma girafe. Direction l’Armorique. »

Plus de Chanel en Armorique

vendredi 14 février 2014

J'aime m'envoyer des fleurs



Vendredi 7 février. Soirée Oh my blog intitulée « Et si on s’aimait ? ».

La tension monte pendant le trajet. Je m’échauffe. Une personne descend du tramway. Je m’aime. Une autre. Un peu. Une autre. Beaucoup. Une autre. Passionnément. Une autre encore. À la folie. J’ai largué « Pas du tout » à la maison. S’il se sent seul, il n’a qu’à passer un coup de balais. Car, oui, mon amour a besoin d’air. Je veux m’offrir des fleurs, je veux… ah, comment ça, il faut les fabriquer soi-même ? Bon, bon. Qu’à cela ne tienne. Un coup de ciseaux par ci, un coup de scotch par là, et voilà le travail ! Oh, une fleur ! C’est trop gentil ! Je savais que je m’aimais !

Allons faire un tour vers le buffet histoire d’abandonner une conversation amoureuse de moi-même à moi-même, quand bien même j’ai conscience du côté passionnant de la chose. Je suis d’ailleurs tellement passionnée qu’après plusieurs muffins banane-Nutella suivis de parts de crumble aux fruits rouges, gâteau marbré, fraisier … (l’ordre des gourmets me fait signe d’enchaîner sur un autre sujet), je me poste au stand clé de la vie dermique d’une femme.
« - Et toi, Lullaby, il y a des points particuliers que tu aimerais partager ?
   - Eh bien, inscrite au cercle des cernes anonymes depuis mes 8 ans, je pense bientôt rejoindre celui des poches anonymes.
   - Bravo, on peut tous applaudir Lullaby. »
Rafler tous les pots de crème en évidence sur la table me remet du baume au cœur. Je vais prendre soin de ma peau. Parce que je le vaux bien. Oui, je sais, je m’aime.

Je m’en vais me consoler en préparant mes propres sels de bain. J’observe les huiles essentielles. J’en chope une. Menthe poivrée. Vertus : Par sa puissance aromatique… blabla blablabla … lutte contre le stress. Ça, c’est pour moi ! C’est parti, je vide la moitié du flacon dans le sel de mon bol. Qu’est-ce qu’elle avait dit, déjà, au stand Oolution sur les huiles essentielles ? Ah, ça me revient. Qu’il faut les … « microdoser car sinon c’est l’allergie assurée ». Et merde. Saint Valentin, venez-moi en aide ! Faites qu’on revienne en arrière, que ma main ne soit pas si chargée de bonnes intentions, que ce liquide soit un placebo même si, depuis mon forfait, l’appartement entier embaume la menthe et que des convives violettes commencent à partir, Saint Valentin, faites quelque chose, puisque j’ai déjà décimé une dizaine de blogueuses, qu’au moins, la proximité que j’ai avec l’huile essentielle m’immunise pour la prochaine fois que je prendrai un bain… Oh, non, Saint Val, je ne veux pas finir violette, écarlate, ou pleine de boutons !!! J’en suis à ce moment-là de ma prière quand la génialissime idée me saute à l’esprit. Au lieu de vider la moitié du pot dans mon bain comme à l’accoutumée, j’y lancerai avec grande générosité le 8ème du quart d’un grain. Ça devrait le faire. Merci Vava, je savais que tu ferais un miracle.

Il est l’heure de partir. Une photo. Une vidéo. Mon sac de cadeaux. I feel beautiful tonight.

#Merci à Anouk, prêtresse des roses en papier, à Marie, sirène des bains #Oh my blog !
#Merci à Eva pour les clics et les flashs
#Merci à Anne-Marie, sa lutte contre le détergent et ses vrais conseils vraiment utiles pour de vrai #Oolution
#Merci à Christian et son appartement créatif. J’aime créer. J’aime m’aimer.
#Merci à tous les autres partenaires. Le bonheur est dans le sac ! # Mots d’amour # Mulot bricole # La bonne box # Moo # Le bonheur est dans le bain # Créative magazine

Je sens que je vais pouvoir m’écrire de beaux mots d’amour en prenant un bain tout en mangeant du chocolat aphrodisiaque en feuilletant mon magazine avant de me parer de mon plus beau bracelet pour distribuer mes petites cartes. Oh oui, je vais me lancer des fleurs, tiens !


des coeurs, du rose et du rouge

vendredi 7 février 2014

Ma vie Movie


Si la vie est courte, autant s’en inventer une chaque jour.
tarif abonné - ticket, s'il-vous-plaît

vendredi 31 janvier 2014

Chronique 2 de Madrid - Un perpétuel été

Le lendemain, je me prépare à faire ma vie dans la capitale endormie. Après avoir réfuté, débattu puis accepté mon statut de touriste, j’envisage une visite organisée de la ville. Direction la Plaza Mayor.

Dès ma sortie de l’auberge, je suis happée par une foule téméraire qui se meut, parapluie contre parapluie. Me voilà à jouer des coudes tout le long du chemin! À croire qu’une invasion a eu lieu pendant la nuit.

Arrivée à destination, j’intègre un groupe et passe 2h à me délecter de ce petit accent espagnol courant sur la langue de Shakespeare. Quant aux Espagnols s’exprimant dans leur langue natale, c’est à tomber ! Bien sûr que si, j’écoute ce que dit le guide. De temps en temps.

Enivrée par le potentiel érotique de cette langue, je poursuis mon chemin de calle en calle au fil des jours.

J’ouvre mon palais au churros, mon porte-monnaie aux dépenses dérisoires, mon amitié aux Madrilènes de passage ou de toujours.
Ainsi, je commence mon apprentissage de l’espagnol. Une petite fille de 10 ans me fait répéter les jours de la semaine. Lunes, Martes, Miércoles et dire que j’ai suspendu ma lecture de Voltaire 2h plus tôt, la chute est rude… jueves, viernes… là, on arrive aux plus faciles… sábado et domingo. Ma professeure semble satisfaite de son élève.
J’apprends également des choses utiles comme « un vasso de Rioja, por favor ». Rien à y faire, je ne serai jamais catholique devant les églises.

Je vis à l’heure optimiste.
J’ai notamment fait buguer mes 2 messageries. Ne comprenant pas le message de sécurité qui s’affichait, il semblerait que j’ai cliqué sur le mauvais bouton.

Je prends le temps d’admirer Guernica, la surprise à laquelle je ne m’attendais pas. Et surtout des Miro, des Goya.

Mais je m’égare. Il est l’heure des tapas et de la cerveza !


« Un p’tit coin d’parapluie contre un coin d’paradis … » (Georges Brassens, Le parapluie)


Madrid San Ginès - churros - té / thé


« A li’l bit of my ‘brella for a bit of paradise … » (Georges Brassens, « The Umbrella »)


Chronicle 2 of Madrid – An Eternal Summer

The day after, I’m getting ready to do my own things in the sleeping capital. After having rejected my status of tourist, then debated it, and finally accepted it, I’m planning to do a city tour. Direction Plaza Mayor.

As soon as I get out of the hostel, a determined moving crowd, umbrella to umbrella, swallows me. Here I am, trying to make my way to my goal. It’s like the city got invaded through the night.

Arrived at my destination, I squeeze in a group and enjoy 2 hours of listening this little Spanish accent running on Shakespeare’s language. Also, when Spanish speak in their native language, that is smashing! Don’t think I don’t listen a word of the guide’s explanations. Because I do! Really. Sometimes.

Intoxicated by the sexual power of this language, I go on my way from calle to calle day after day.

I lead myself in churros, my wallet in minimal expenditures, my friendship in Madrilenos for a moment or forever.

So I begin my learning of Spanish. A 10 years old girl teaches me the days of the week. Lunes, Martes, Miércoles… knowing that I left my reading of Voltaire 2 hours ago, the fall is abrupt… jueves, viernes… here come the easiest ones… sábado and domingo. My teacher is quite satisfied with her pupil.
I also learn some more useful things like « un vasso de Rioja, por favor ». And, nothing to do for it, I’ll never be a catholic, particularly in front of churches.

Happy go lucky.
I got my 2 e-mail accounts to freeze. I didn’t get the security messages that popped up in Spanish. It seems like I clicked on the wrong button. Twice.

I take my time to admire “Guernica”, the surprise I didn’t expected to see. Then, mostly Miro and Goya paintings.

But I digress. It is tapas and cerveza time!