vendredi 14 février 2014

J'aime m'envoyer des fleurs



Vendredi 7 février. Soirée Oh my blog intitulée « Et si on s’aimait ? ».

La tension monte pendant le trajet. Je m’échauffe. Une personne descend du tramway. Je m’aime. Une autre. Un peu. Une autre. Beaucoup. Une autre. Passionnément. Une autre encore. À la folie. J’ai largué « Pas du tout » à la maison. S’il se sent seul, il n’a qu’à passer un coup de balais. Car, oui, mon amour a besoin d’air. Je veux m’offrir des fleurs, je veux… ah, comment ça, il faut les fabriquer soi-même ? Bon, bon. Qu’à cela ne tienne. Un coup de ciseaux par ci, un coup de scotch par là, et voilà le travail ! Oh, une fleur ! C’est trop gentil ! Je savais que je m’aimais !

Allons faire un tour vers le buffet histoire d’abandonner une conversation amoureuse de moi-même à moi-même, quand bien même j’ai conscience du côté passionnant de la chose. Je suis d’ailleurs tellement passionnée qu’après plusieurs muffins banane-Nutella suivis de parts de crumble aux fruits rouges, gâteau marbré, fraisier … (l’ordre des gourmets me fait signe d’enchaîner sur un autre sujet), je me poste au stand clé de la vie dermique d’une femme.
« - Et toi, Lullaby, il y a des points particuliers que tu aimerais partager ?
   - Eh bien, inscrite au cercle des cernes anonymes depuis mes 8 ans, je pense bientôt rejoindre celui des poches anonymes.
   - Bravo, on peut tous applaudir Lullaby. »
Rafler tous les pots de crème en évidence sur la table me remet du baume au cœur. Je vais prendre soin de ma peau. Parce que je le vaux bien. Oui, je sais, je m’aime.

Je m’en vais me consoler en préparant mes propres sels de bain. J’observe les huiles essentielles. J’en chope une. Menthe poivrée. Vertus : Par sa puissance aromatique… blabla blablabla … lutte contre le stress. Ça, c’est pour moi ! C’est parti, je vide la moitié du flacon dans le sel de mon bol. Qu’est-ce qu’elle avait dit, déjà, au stand Oolution sur les huiles essentielles ? Ah, ça me revient. Qu’il faut les … « microdoser car sinon c’est l’allergie assurée ». Et merde. Saint Valentin, venez-moi en aide ! Faites qu’on revienne en arrière, que ma main ne soit pas si chargée de bonnes intentions, que ce liquide soit un placebo même si, depuis mon forfait, l’appartement entier embaume la menthe et que des convives violettes commencent à partir, Saint Valentin, faites quelque chose, puisque j’ai déjà décimé une dizaine de blogueuses, qu’au moins, la proximité que j’ai avec l’huile essentielle m’immunise pour la prochaine fois que je prendrai un bain… Oh, non, Saint Val, je ne veux pas finir violette, écarlate, ou pleine de boutons !!! J’en suis à ce moment-là de ma prière quand la génialissime idée me saute à l’esprit. Au lieu de vider la moitié du pot dans mon bain comme à l’accoutumée, j’y lancerai avec grande générosité le 8ème du quart d’un grain. Ça devrait le faire. Merci Vava, je savais que tu ferais un miracle.

Il est l’heure de partir. Une photo. Une vidéo. Mon sac de cadeaux. I feel beautiful tonight.

#Merci à Anouk, prêtresse des roses en papier, à Marie, sirène des bains #Oh my blog !
#Merci à Eva pour les clics et les flashs
#Merci à Anne-Marie, sa lutte contre le détergent et ses vrais conseils vraiment utiles pour de vrai #Oolution
#Merci à Christian et son appartement créatif. J’aime créer. J’aime m’aimer.
#Merci à tous les autres partenaires. Le bonheur est dans le sac ! # Mots d’amour # Mulot bricole # La bonne box # Moo # Le bonheur est dans le bain # Créative magazine

Je sens que je vais pouvoir m’écrire de beaux mots d’amour en prenant un bain tout en mangeant du chocolat aphrodisiaque en feuilletant mon magazine avant de me parer de mon plus beau bracelet pour distribuer mes petites cartes. Oh oui, je vais me lancer des fleurs, tiens !


des coeurs, du rose et du rouge

vendredi 7 février 2014

Ma vie Movie


Si la vie est courte, autant s’en inventer une chaque jour.
tarif abonné - ticket, s'il-vous-plaît

vendredi 31 janvier 2014

Chronique 2 de Madrid - Un perpétuel été

Le lendemain, je me prépare à faire ma vie dans la capitale endormie. Après avoir réfuté, débattu puis accepté mon statut de touriste, j’envisage une visite organisée de la ville. Direction la Plaza Mayor.

Dès ma sortie de l’auberge, je suis happée par une foule téméraire qui se meut, parapluie contre parapluie. Me voilà à jouer des coudes tout le long du chemin! À croire qu’une invasion a eu lieu pendant la nuit.

Arrivée à destination, j’intègre un groupe et passe 2h à me délecter de ce petit accent espagnol courant sur la langue de Shakespeare. Quant aux Espagnols s’exprimant dans leur langue natale, c’est à tomber ! Bien sûr que si, j’écoute ce que dit le guide. De temps en temps.

Enivrée par le potentiel érotique de cette langue, je poursuis mon chemin de calle en calle au fil des jours.

J’ouvre mon palais au churros, mon porte-monnaie aux dépenses dérisoires, mon amitié aux Madrilènes de passage ou de toujours.
Ainsi, je commence mon apprentissage de l’espagnol. Une petite fille de 10 ans me fait répéter les jours de la semaine. Lunes, Martes, Miércoles et dire que j’ai suspendu ma lecture de Voltaire 2h plus tôt, la chute est rude… jueves, viernes… là, on arrive aux plus faciles… sábado et domingo. Ma professeure semble satisfaite de son élève.
J’apprends également des choses utiles comme « un vasso de Rioja, por favor ». Rien à y faire, je ne serai jamais catholique devant les églises.

Je vis à l’heure optimiste.
J’ai notamment fait buguer mes 2 messageries. Ne comprenant pas le message de sécurité qui s’affichait, il semblerait que j’ai cliqué sur le mauvais bouton.

Je prends le temps d’admirer Guernica, la surprise à laquelle je ne m’attendais pas. Et surtout des Miro, des Goya.

Mais je m’égare. Il est l’heure des tapas et de la cerveza !


« Un p’tit coin d’parapluie contre un coin d’paradis … » (Georges Brassens, Le parapluie)


Madrid San Ginès - churros - té / thé


« A li’l bit of my ‘brella for a bit of paradise … » (Georges Brassens, « The Umbrella »)


Chronicle 2 of Madrid – An Eternal Summer

The day after, I’m getting ready to do my own things in the sleeping capital. After having rejected my status of tourist, then debated it, and finally accepted it, I’m planning to do a city tour. Direction Plaza Mayor.

As soon as I get out of the hostel, a determined moving crowd, umbrella to umbrella, swallows me. Here I am, trying to make my way to my goal. It’s like the city got invaded through the night.

Arrived at my destination, I squeeze in a group and enjoy 2 hours of listening this little Spanish accent running on Shakespeare’s language. Also, when Spanish speak in their native language, that is smashing! Don’t think I don’t listen a word of the guide’s explanations. Because I do! Really. Sometimes.

Intoxicated by the sexual power of this language, I go on my way from calle to calle day after day.

I lead myself in churros, my wallet in minimal expenditures, my friendship in Madrilenos for a moment or forever.

So I begin my learning of Spanish. A 10 years old girl teaches me the days of the week. Lunes, Martes, Miércoles… knowing that I left my reading of Voltaire 2 hours ago, the fall is abrupt… jueves, viernes… here come the easiest ones… sábado and domingo. My teacher is quite satisfied with her pupil.
I also learn some more useful things like « un vasso de Rioja, por favor ». And, nothing to do for it, I’ll never be a catholic, particularly in front of churches.

Happy go lucky.
I got my 2 e-mail accounts to freeze. I didn’t get the security messages that popped up in Spanish. It seems like I clicked on the wrong button. Twice.

I take my time to admire “Guernica”, the surprise I didn’t expected to see. Then, mostly Miro and Goya paintings.

But I digress. It is tapas and cerveza time!

mercredi 22 janvier 2014

Chronique 1 de Madrid – L’hiver


C’est l’hiver. Tout le monde part en vacances. Le besoin de soleil, de découvertes, de dépaysement. Et si, moi aussi, je partais ? Pour un budget des plus enviables, bien sûr.

Je tape « vol low cost départ paris ». J’irais bien à… Naples… ou Istanbul… non, j’ai trouvé ! Athènes. Athènes, c’est bien, c’est beau, c’est… à ce prix ???! Mais je croyais que c’était la crise ???!

Reprenons depuis le départ. Critère n°1 : le coût. Je coche « classement par ordre croissant ». Apparaît la première option. Madrid. Tiens, et pourquoi pas Madrid ?

Ne jamais sous-estimer la cruauté des compagnies aériennes. À peine arrivée au poste de contrôle de sécurité, l’hôtesse me fait remarquer qu’un bagage en cabine, c’est un bagage, pas un bagage et un sac à main. Déjà que j’ai eu du mal à la distinguer derrière mes lunettes noires, je la trouve complètement inhumaine de me demander ça un 1er janvier au matin. J’obtempère et m’assoie sur ma valise afin de comprimer le tout sous les regards amusés des autres passagers qui ont – allez comprendre pourquoi – l’air plus frais que moi.

Quelques heures plus tard, je me rends au Prado. Choix doublement justifié. 
1/ Échapper à la pluie.
2/ Me tenir éveillée jusqu’au soir.

Pas très bien éclairé par ici, dîtes donc. Ah si seulement j’étais lovée dans une couette bien douillette… dans une couette bien… dans une couette… Mais où suis-je donc ? Ah oui, c’est vrai. Le Prado. C’est ça Le Prado ? Je vérifie plusieurs fois. On ne sait jamais ; en partant à la dernière minute, je n’ai pas eu le temps de faire des recherches imagées sur ma destination ni d’en étudier le guide. Je veux donc bien que ce bâtiment soit le musée le plus connu d’Espagne, mais, où en sont les visiteurs ? Sans doute au chaud à l’intérieur. J’appuie sur le battant d’une porte qui… ne s’ouvre pas. Je renouvelle la démarche sur un autre. Idem. Je recule d’un pas. Il fait vraiment sombre ici. Je me penche sur l’affichage des horaires. « Fermé le 1er janvier ». En y réfléchissant, c’est vrai que ça a plus l’air fermé qu’ouvert. Je laisse tomber ma tentative d’érudition, et m’en vais vagabonder dans les rues désertes. Qui n’a pas connu un 1er janvier à Madrid ne connaît rien de la solitude hivernale.

ours à la couronne


Chronicle 1 of Madrid – Winter

It’s winter. Everybody is going on vacation. The need of sun, of discovery, of expatriation. Why would everybody go but not me? Let’s do it. I’ll find a good deal, for sure.

I type « low cost flight departure paris ». I’d like to go to… Naples… or Istanbul… or… I know ! Athens. Athens is a good idea, it’s beautiful, it’s… at that price???! I thought they were hit by the crisis???!

Let’s do it again. Criteria n°1 : the cost. I check « sorted in ascending order ». The first option appears. Madrid. Madrid… Why not Madrid?!

Never underestimate the cruelty of airlines. As I just get to the security, the stewardess lets me know that one cabin bag is accepted, not one cabin bag plus one handbag. First, I have to say that I could hardly distinguish her through my sunglasses, and then I think it is really inhuman to ask me that on January, 1st in the morning. I do what she tells me and sit down on my luggage in order to squeeze everything in it, trying not to look at the other passengers funny looks (I don’t know why they all look fresher than me… Wasn’t it New Year’s Eve for them too yesterday night??!)

A few hours later, I’m heading to the Prado. 2 good reasons for this choice.
1/ To escape the rain.
2/ To stay awake until it’s a decent time to go to bed.

Not really well lighted here… Ah… If only I would lie under a warm and cozy blanket… cozy blanket… blanket… Where the hell am I? At the Prado. True. Am I right, at The Prado? I check several times. We never know. Having booked last minute, I didn’t get the time to look for pictures of the city, or even to open my city guide. I guess this huge and flat building must be the most famous Spanish museum, but where are all the visitors? They must be inside, staying warm. I push a door leaf… that doesn’t open. I repeat the gesture on another leaf. The same. I step backward. It’s really dark here. I lean over the time display. “Closed on January, 1st”. Thinking of it, it is true that it seems more closed than open. I drop my erudition attempt to roam through deserted streets. Who hasn’t known 1 January in Madrid doesn’t know anything about winter loneliness. 

vendredi 10 janvier 2014

D’une année sur l’autre


La nouvelle année s’ouvre par la tâche la plus ardue des 12 mois à venir.

Il ne s’agit pas de dresser ma liste de bonnes résolutions. Pas non plus de faire le tour de mon carnet d’adresse afin de souhaiter de bons vœux et tout ce que mon imagination peut offrir en bonté.

La tâche la plus ardue de l’année, c’est trouver un nouvel agenda.

Généralement, l’histoire commence avant.

Par exemple, mi-novembre. Mi-novembre, je traîne, j’admire la papeterie. Je pense que 2014, c’est loin. Qu’il y aura beaucoup plus de choix plus tard.

Entre la mi et la fin décembre, je m’aventure admirer les carnets de toutes sortes pour prendre une bouffée d’oxygène au cours d’après-midis cadeaux. Tout l’argent dépensé pour les autres déculpabilise d’envisager d’en dépenser pour soi.

Puis, il y a les vacances. Et début janvier. Début janvier où mon organisation relève du défi, où mes rendez-vous sont notés dans des coins de feuille oubliés, où je finis par tout regrouper. Je m’attèle à découper ces petits bouts de papier pour les déposer sur une autre feuille, je les colle dans l’ordre et j’en admire le résultat tout à fait digne des Beaux Arts mouvance Do It Yourself. Malgré tout, je ne suis pas certaine de pouvoir m’octroyer une séance découpage-collage un jour sur deux. Ni même que les parties extérieures se rendent compte de la virtuosité de ce système de récupération. Je l’ignorais jusqu’à présent, mais j’aurais dû être ingénieure en recyclage.

Plus d’alternative possible, je reviens à mes beaux rayons papeterie pour chercher un agenda, un vrai.

Horreur ! Ils sont tous hideux ! Trop petits, trop gros, pages trop fines, papier trop jauni, couvertures trop vieillottes, trop lourds… Je suis consternée.

Il ne me reste qu’une solution. Le pragmatisme.


agendas, calendriers and co


mardi 24 décembre 2013

Cher Père Noël


Cher Père Noël,

Tu sais que tu peux toujours compter sur moi pour faire ton éloge auprès des petits comme des grands. Je suis persuadée que tu te manifesteras un jour, alors, comme tous les ans, j’essaie de t’envoyer une petite lettre. Peut-être que cette fois-ci, tu auras pensé à connecter ton wi-fi.

Je ne t’ai jamais considéré comme une ordure. Non pas qu’on m’ait épargné le visionnage du Père Noël est une ordure (tu dois déjà être au courant de ce qu’ils ont fait de ta bûche. Depuis, j’ai décidé qu’il valait mieux jeûner pendant toutes les fêtes de fin d’année), mais je suis plus films intellos coréens où il y a trois spectateurs dans la salle, genre Le jour où le cochon est tombé dans le puits. Au lieu que ça soit toi qui te fasses trucider, c’est un cochon. Tu vois, il y a aussi de l’action.

À vrai dire, je ne sais pas si c’est très utile que je te fasse une liste stricto sensu vu qu’on a un lien tellement fort que tu sais déjà ce qui me ferait plaisir. Tu as bien noté l’idée de l’appartement ? On ne sait jamais au cas où tu aurais la tête ailleurs, je préfère te le rappeler.

Tout ce que je peux te conseiller, dans l’ensemble, c’est que, vu qu’on m’a toujours affirmé que ce n’était pas le prix qui comptait, autant zapper les idées les moins chères.

J’espère que cette année, tu seras sympa avec moi, parce que moi, j’ai été hypra cool.

À demain,
Lullaby


une liste, une enveloppe, du houx, c'est Noël

lundi 16 décembre 2013

Amis lutins, du calme !


Mes chers petits lutins,

Comme j’aime vous appeler ainsi ! Je sens déjà le rouge monter à vos joues, mais j’en profite. En juillet, vous n’auriez pas de sourire béat en enfilant ce même pantalon vert sapin.

Noël approche, il est vrai. En plus de le savoir comme tout le monde, je le sais car :
1/ Vous m’en parlez tous les jours, excités comme des puces en bottines fourrées.
2/ Vous frétillez dans les starting-blocks, hotte au dos.
3/ Pire, vous avez déjà boulotté tous les chocolats de votre calendrier de l’avent. Moi qui comptais vous en piquer un ou deux en douce, je suis mal.

Mais, petits amis lutins, ce n’est pas une raison pour commencer vos courses de Noël un mois à l’avance ! Rappelez-vous la joie de courir les boutiques ouvertes le 24… Et comme, a priori, elles le sont toutes, la journée s’annonce particulièrement vivifiante. Danser le collé-serré en doudoune sur un air de « Jingle Bells » vaut son pesant de houx en fête.

Non seulement il y a autant de choix le 24 que le 1er, mais l’avantage indéniable réservé aux lutins sprinteurs, ce sont les promotions du dernier jour. Avouez que vous aurez la mine un peu plus généreuse si vous installez 5 petits paquets au pied du sapin plutôt qu’un seul (oui, oui, comme toujours, on mise sur les dvds, valeur sûre). J’en entends déjà vos grelots s’agiter.

Le Père Noël lui-même a inventé le concept de dernière minute. Imaginez ce qui arriverait s’il décidait de commencer sa tournée des cheminées un mois à l’avance. Vous devinez ? Non ? Eh bien, je vais vous le dire, moi. Il aurait le derrière sacrément cramé. Par conséquent, le 24 à minuit, il ne s’amuserait pas à faire de la glisse sur son traîneau, mais resterait se rouler dans la neige en Norvège. Non, vraiment, avant le 24, il a d’autres rennes à fouetter.

Votre lutine mutine préférée,
Lullaby


-Il sonne creux dis-donc... 
- Tu crois qu'il est vide?
- Faudrait peut-être en acheter un autre avant qu'il n'y en ait plus...
chocolats et cadeaux, c'est mon lot