samedi 17 novembre 2012

À l’ombre de mes nuits


Il y a des chinoiseries qui se promènent sur le clair obscur de mon plafond. Pas de noir complet. Les diodes rouges orange réveillent le silence. Jamais rien ne s’arrête. Le temps, ce sont les pointillés qui clignotent, ce sont les minutes qui se succèdent. Toujours une de plus. Il y a des reflets sur un miroir. Je crois qu’il vit la nuit. Lac vertical cerné de bois, je pourrais y passer le bras. Voir si j’atterris au coin d’une grotte. Déjà j’aperçois les cailloux, gris et plats.

À l'ombre de mes nuits, il y a des rêves d'amour dans les vieux films en noir et blanc. Il y a des pièces, des chambres, des appartements qui se promènent. Il y a des portes qu'on ouvre et qu'on ferme. Des images qui claquent.
Je tourne la tête. J'entends le trou de la serrure. J'avance vers le monde derrière.

À l'ombre de mes nuits, les heures sont longues et moelleuses. Elles piquent les yeux. Elles sont désespérantes et douces. Elles courent après des nuées d’idées.

LE livre de chevet

mercredi 7 novembre 2012

À tâtons


Emprunter ses yeux à l’aveugle pour saisir le monde et ses énergies.


mardi 23 octobre 2012

Where is my mind?


Faire des recherches à but précis mais passer plus de temps à lire tous les articles originaux qui tombent sous la main.

Sortir un stylo vert du tiroir. S’en servir. Le ranger. Chercher son stylo vert. Le sortir du tiroir. S’en servir. Le ranger. Chercher son stylo vert. Le sortir du tiroir. S’en servir. Le ranger. Action en boucle, nombre d’heures indéfini.

Partir courir sans musique. S’en apercevoir arrivée au parc, évidemment.

Mettre un beau petit plat bien appétissant au four. Trouver qu’il y a une vague odeur de brûlé assez proche 1h plus tard.

Essayer de se concentrer, de se rephaser dans le temps, et penser que les vacances de Pâques commencent à la fin de la semaine.

Esprit, es-tu là ?

lundi 15 octobre 2012

L’attente


 Que c’est long d’attendre…


À force, on devient zinzin

mercredi 3 octobre 2012

Question de perspective


À partir de quand se sent-on pris dans le tourbillon du temps ?

                  Quand, lors d’un festival, un regard autour de vous donne l’impression d’être la baby-sitter de milliers d’adolescents. Réaliser qu’on n’est plus du tout une ado.


                 Quand, après une journée bien chargée, vos yeux crient sommeil à 23h. Peut-être avez-vous encore du mal à vous remettre de la soirée de l’avant-veille ?

                  Quand, en plus des questionnaires administratifs, des gens se permettent d’utiliser « Madame » au lieu de « Mademoiselle » à votre égard. Ça, c’est le pire du pire. Pour qui se prennent-ils ceux-là ? Est-ce que je leur dis « Bonjour, vieux croutons », moi ?


Stop aux rides du cerveau, envoyez les malabars !


 Le duo de jouvence

lundi 17 septembre 2012

La pilule du bonheur


Un mot
Une aire de repos
Une couleur
Un parfum de lavande
Un air de saxophone
Une photographie en sépia
Un pull angora
Une caresse
Une pièce
Une ville
Des empreintes dans le sable
Des empreintes dans le béton
Une impression
Un péché mignon
De la poudre
De la poudre un peu plus compacte
De l’illusion
                 Du nouveau
                                       Du beau
                                                       Du bonheur
                                                                                    De la poudre plein les yeux  
Celle-là est pas mal... surtout sur la balance

vendredi 7 septembre 2012

Septembre. Déjà ?


Adieu chapeau de paille, mini short et parasol. Revoilà le monde qui décolle !

Mais ne serait-il pas judicieux de garder du sable plein les poches histoire de ne pas être déphasé trop rapidement ?

Après tout, pourquoi adopter une grise mine quand on peut encore surfer sur la vague des vacances ?

Tout est une question d’imagination et de transposition. Par exemple, ces cris d’enfants que vous entendez à heure fixe dès le matin proviennent très certainement de la cour de récré de l’école maternelle un peu plus loin. Mais pourquoi ne pas se faire un peu de bien en pensant que vous êtes sur la plage et que ces cris émanent d’enfants qui jouent à se courir après pour savoir lequel ira se baigner en premier? Le moindre détail qui pouvait vous faire grimacer lors d’une méditation estivale peut désormais vous paraître enchanteur ! Vous allez voir, vous finirez par réclamer que ces enfants vous envoient des pelles entières de sable alors qu’ils construisent un château à côté de votre serviette.  Si, si. Tout est une question de point de vue.

Une fois avoir considéré une rentrée en douceur possible, il est grand temps d’aborder la première étape – pour ceux qui l’auraient incidemment laissée de côté début juillet. Cette première étape porte le terrible nom de « gros rangement ». Faire le vide. Oups. Est-il possible que le rangement d’un seul et unique tiroir me prenne un jour entier ? Non pas que je sois lente, mais il me semble que j’ai une capacité incroyable à collecter un tas de choses dont l’utilité semble tout à fait relative… Je dois certainement avoir tous les masters et doctorats possibles dans la gestion positive du « on ne sait jamais, ça peut servir ». Pourquoi devrais-je jeter des tickets de métro violets déjà usagés, des places de cinéma et de théâtre des dix dernières années, ou encore des billets de train d’il y a cinq ans…?

Il est vraiment temps d’arrêter cette mise à sac et de repartir les premiers week-ends de septembre !
Ou bien de trouver d’autres activités moins tendancieuses, la vie ou la mort d’un ticket semblant un sujet trop grave à aborder pour moi. Par exemple, remplacer l’écriture de cartes postales les mains poisseuses de crème solaire par celle de lettres au destin, les mains ferventes d’incantation...